« Un Constat, Une Proposition ! » - PoliActu du PoliMedi@
🔎 Focus : Dès le 1er septembre, l'indemnisation chômage après rupture conventionnelle est plafonnée : 15 mois pour les moins de 55 ans
La loi transposant l'accord du 25 février 2026, adoptée le 2 juin, réduit à 15 mois (au lieu de 18) la durée maximale d'indemnisation des moins de 55 ans, à 20,5 mois pour les 55 ans et plus, afin d'assurer la soutenabilité du régime.
Constat. Les ruptures conventionnelles représenteront un quart des dépenses de l'assurance chômage, soit 9,4 milliards d'euros, en hausse de 63% entre 2015 et 2024. L'accord du 25 février 2026, plafonnant leur indemnisation, est entré en vigueur au 1er septembre.
Proposition (cause racine). Plutôt que de plafonner des salariés en transition, il faut sécuriser leurs parcours : une assurance chômage conçue comme sécurité économique d'aide au retour rapide à l'emploi, la protection des seniors, un accompagnement réel, et la lutte contre la désindustrialisation et la précarité.
Dans les territoires, des syndicats et des salariés organisent des permanences gratuites d'information avant toute signature de rupture conventionnelle, pour mieux connaître ses droits face à ces changements.
9,4 milliards d'euros
le coût annuel des ruptures conventionnelles pour l'assurance chômage, un quart de ses dépenses.
Rendre l'assurance chômage « soutenable » en coupant dans les droits, c'est confondre la cause et l'effet : ce n'est pas la durée d'indemnisation qui crée le besoin, c'est l'insécurité du marché de l'emploi. Une protection sociale digne de ce nom devrait sécuriser le passage entre deux emplois, pas l'allonger faute de mieux.
Le plafonnement des droits doit s'accompagner de véritables leviers : formation, métiers en tension, protection des seniors, réindustrialisation. Réduire la durée sans rien changer au marché du travail, c'est soigner le symptôme sans guérir la maladie.
📚 Sources : France Travail, travail-emploi.gouv.fr, Unédic, Service-Public.fr.