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🔎 Focus : Doctolib veut utiliser nos données de santé avec l’IA
Doctolib lance en août 2026 un programme de recherche en « IA clinique » utilisant les données de santé de ses 50 millions d’utilisateurs français, en partenariat avec l’Inria, l’Inserm et l’Université Paris Cité. Les données concernées : antécédents, diagnostics, ordonnances, notes de consultation. Le tout pseudonymisé mais par défaut (opt-out), pas sur consentement explicite (opt-in). La LDH dénonce des données sensibles exposées à un risque de réidentification, d’autant que l’hébergement passe par Amazon Web Services.
Proposition : Imposer le consentement explicite (opt-in). Exiger un hébergement 100 % européen. Créer un comité citoyen de contrôle indépendant.
La Ligue des Droits de l’Homme a lancé une pétition nationale exigeant l’opt-in. Que Choisir a publié un guide pour aider les utilisateurs à remplir le formulaire d’opposition. Des collectifs de patients appellent à vérifier ses paramètres Doctolib avant le 1er août.
Utilisateurs français de Doctolib dont les données de santé sont concernées par ce programme
Doctolib affirme vouloir « améliorer les parcours de soins grâce à l’IA ». Mais confier nos données les plus intimes - antécédents, diagnostics, ordonnances - à une entreprise privée qui héberge chez Amazon, sans consentement explicite, pose une question fondamentale : jusqu’où accepte-t-on de privatiser notre santé ?
- Stanislas Niox-Chateau, PDG de Doctolib
📚 Sources : Le Monde, Le Figaro, AFP/France 24, LDH, Sud Ouest